Le présent n'existe pas sans le passé
N.A : Il me reste quelques articles à écrire. En ce
moment, je suis en montage assez intensif. Ils vont suivre d’ici une semaine. Voici
un des aspects que j’ai trouvé pertinent.
Le présent n’est rien sans le passé
Pascal, avec tout son savoir, a abordé plusieurs sujets pertinents tout le long du voyage. L’un de ceux qui m’a le plus interpellé est notre rapport avec l’histoire. Il en a parlé à plusieurs reprises. La première fois, c’est devant l’Assemblée nationale. Plusieurs statues ornent la devanture, dont une bonne partie est de l’ère de la colonisation du territoire.
« L'histoire demande une grande finesse d'interprétation. » - Pascal
L’histoire est complexe, car il existe un nombre incalculable de versions pour la même époque. Voici en vrac les rappels qu’a faits Pascal :
· - Le présent ne peut être compris sans l’histoire.
Nous devons prendre conscience du passé pour avancer. En tenant compte des erreurs et du mal qui a été fait, tout comme en considérant les bons côtés, ça va permettre de bâtir un monde commun.
· - Il faut éviter les termes qui peuvent nous faire régresser, mais nous ne pouvons les ignorer.
Prendre conscience de ce qui est arrivé peut aider à éviter de refaire les mêmes erreurs et nous aide à comprendre les autres.
· - Tous les côtés doivent être pris en compte
Un des exemples les plus concrets, c’est la relation entre les allochtones et les autochtones. Les Européens qui ont découvert l’Amérique ont un vécu, mais les Premières Nations l’ont également. Pour comprendre l’histoire, il faut la voir sous tous ses angles et toutes ses versions.
· - Mettre en contexte
C’est l’un des points les plus oubliés, à mon avis. Pour comprendre l’histoire, nous devons la placer dans son contexte historique. Un exemple que Pascal a donné est lorsqu’il a répondu à un commentaire à propos du fait qu’il n’y a pas de femmes sur la devanture de l’Assemblée nationale. Il a rappelé qu’à l’époque, les femmes n’avaient pas les mêmes droits et obligations qu’aujourd’hui, donc qu’il est difficile de comparer les deux époques.
L’histoire n’est jamais racontée parfaitement et a parfois été embellie pour mieux faire paraitre son parti. Plusieurs moyens sont disponibles pour écrire une meilleure histoire. Un des moyens est de corriger la place faite sur la place publique aux minorités, notamment avec l’art.
« Il y a des
choix qu’on peut faire, artistiquement pour corriger le discours sur le passé. Est-ce
qu’on vandalise ou on essaie de réfléchir à notre apport au passé ? Je pense
que la deuxième option est à prendre avec un grand sérieux."
Exemples
Musée de Maurice Duplessis
Durant notre visite au musée de Maurice Duplessis, Pascal nous a invités à mettre de côté le mauvais et à penser au positif qui s’est fait sous son règne. Pascal nous a invités plusieurs fois dans le voyage à faire ça : ne pas oublier que l’histoire n’est jamais totalement mauvaise ni bonne. Il y a toujours des nuances. Prendre conscience du bon dans des périodes reconnues plus tragiques n’est pas de nier que c’est arrivé, mais seulement de reconnaitre le bon.
Danielle y a répondu. Voici, en gros, ce qu’elle a dit : Pascal nous invite à sortir des préjugés que nous avons sur le passé et à y voir toutes les informations. C’est de voir comment les politiciens ont contribué au-delà des moyens parfois négatifs qui ont pris pour y arriver.
Réconciliation
Devant l’inuktitut, face à l'Assemblée nationale, Amélie a parlé de réconciliation avec les peuples autochtones. Elle a mentionné l’importance de vivre à leurs côtés et de les écouter. La décolonisation est un processus complexe, mais d’être à leurs côtés et les encourager à s’exprimer est un bon début.
Fresque du Petit-Champlain
Lorsque nous avons observé la fresque du Petit-Champlain, nous n’avons pas pu passer à côté de la présence du curé, de la carte de l’Amérique et l’absence de diversité. Représentant des siècles passés, il est important de l'interpréter pour ce qu'elle représente pour la comprendre. En l’observant, j’avais en tête comment elle ne représente qu’une version de l'histoire. Ceci ne la rend pas moins véridique. Il suffit simplement de se rappeler qu’elle ne représente pas toute l’histoire du Québec.
Conclusion
Le Parcours laurentien n’est pas que de la route sur le bord du fleuve et des arrêts dans des villages. Ce sont des rencontres entre les participants. Ce sont des leçons informelles sur l’histoire, la biologie et la littérature. Le désir qu’a Pascal de nous faire prendre conscience est évident. Par de simples rappels, il ouvre un aspect nouveau et nous encourage à penser. On ne peut pas changer le passé, mais on peut en apprendre.
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